Sous toutes les Coutures Créer pour être soi-même et oser sortir de la norme...

Je n'ai rien à me mettre !

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Dans Vision de soi

Pourquoi n'avons-nous jamais rien à nous mettre malgré un dressing qui déborde ?

Penderie 1

Le fameux "Je n'ai rien à me mettre !"

L'industrie vestimentaire n'a jamais été aussi vaste et accessible : achat en magasin ou en ligne livré directement chez soi, des prix de plus en plus attractifs, des promos toute l'année...

La fast-fashion s'est installée et tout va plus vite : les nouvelles collections ne se comptent plus sur une année, poussant à la surconsommation par des vêtements au style éphémère et à la qualité jetable, quasiment à usage unique pour certains.

Et pourtant, on n'a jamais vu autant la même chose partout. Toutes les vitrines sont les mêmes : les mêmes couleurs, les mêmes styles, les mêmes mannequins portant les mêmes tenues.

Les vêtements sont de plus en plus ternes, uniformes, simplifiés mais surtout : mal conçus !

Malgré ce foisonnement et les facilités d'accès à l'habillement que nous avons aujourd'hui, on peut se retrouver malgré tout devant un dressing plein à craquer avec cette fameuse phrase connue de toutes : Je n'ai rien à me mettre !

Or, la confiance en soi passe aussi par les vêtements que nous portons ! Mais quand nous devons porter par défaut ce que l'on trouve en magasin et qui ne nous convient pas, nous pouvons nous sentir mal à l'aise, mal dans notre peau. L'image que nous avons de nous-même devient dévalorisante. Nous accumulons des choses que nous ne portons pas et n'avons jamais rien à nous mettre...

L'uniformisation est rentable

Cette uniformisation de la mode est très rentable pour l'industrie textile. Elle simplifie ses modèles, les rend plus facile à produire en masse et il suffit de changer de couleur et un élément pour reproduire la collection suivante.

L'industrie vestimentaire, qui cherche à vendre à tout prix sans changer son mode de fonctionnement, propose également une gamme de vêtements dépassée qui ne correspond plus à l'évolution du corps de la femme. Mais comme cela coûterait trop cher de revoir sa base de fabrication et qu'elle veut garder son image de la "femme parfaite" à qui elle s'adresse, elle préfère faire porter la faute aux consommatrices qui n'ont qu'à s'adapter. Son slogan pourrait être "Sois parfaite ou va voir ailleurs" car la majorité des marques ne veut pas être associée à une clientèle "non parfaite"

 

Des coupes simplifiées qui ne vont plus à personnes et un message jugeant et culpabilisateur envers la cliente, voilà comment la dévalorisation de l'image de soi et de la confiance en soi s'installent dans nos dressing à coup de "mode", de "tendance" et de marketing...

 

Sans parler de l'uniformisation et des couleurs de plus en plus ternes qui rendent le monde déprimant...

 

 

 

 

 

 

 

L'histoire de Norma, la "femme moyenne parfaite"

 

En 1943 aux Etats-Unis, le gynécologue Robert L. Dickinson et le sculpteur Abram Belskie ont créé la statue représentant la "femme parfaite". Visant la moyenne plutôt que l'idéal présenté dans les magazines, ils ont créé la statue de Norma à partir des mensurations moyennes de 15 000 jeunes femmes américaines. 

 

Elle n'incarnait donc pas un canon de beauté glamour ou exagéré mais la "norme" biologique et anatomique de la femme de 18 à 20 ans.

 

En 1945, le concours "Find Norma" a été lancé par le journal "The Cleveland Plain Dealer" en partenariat avec le musée de la santé de Cleveland, l'Académie de médecine et la commission scolaire de la ville. L'objectif : trouver la jeune femme dont le corps correspondrait trait pour trait aux mensurations de la statue. Près de 4000 participantes ont envoyé leurs mensurations et le constat a été surprenant : aucune des participantes ne correspondait à toutes les moyennes de Norma. Une pouvait en avoir la taille mais pas le buste, une autre le buste mais pas les mollets, etc.

 

Cette expérience a démontré qu'un corps moyen n'existe pas statistiquement chez les individus réels.

 

 

 

 

Source de l'image : https://collections.countway.harvard.edu/onview/items/show/14642

 

 

La femme parfaite n'existe pas

Que pouvons-nous faire alors ?

S'éloigner de cette norme et des diktats de la mode est la première étape pour prendre conscience que le problème ne vient pas de nous mais d'années de matraquage et de marketing.

Ensuite, cela passe par une meilleure connaissance de soi, de son corps avec bienveillance. Notre corps n'est pas un "objet décoratif" qui DOIT être parfait ! C'est avant tout notre véhicule, c'est lui qui nous permet de vivre, de bouger, de faire tout ce que nous faisons. Sans lui, nous ne sommes pas grand-chose... Prendre conscience de tout ce qu'il fait pour nous au quotidien est déjà un grand pas ! Apprendre à se regarder sans se juger, à voir les parties de notre corps qu'on apprécie au lieu de toujours se focaliser sur ce qui nous dérange.

Et enfin, harmoniser qui nous sommes avec notre apparence. Définir notre style personnel, ce qu'on veut que notre image dise de nous.

 

Cela passe par une analyse poussée de notre garde-robe, en lien avec notre morphologie, nos goûts et nos besoins.

 

 

 

Et si commencer à coudre ses propres vêtements était la solution ?

Trouver les coupes de vêtements qui nous mettent en valeur, dans lesquelles on se sent bien. Trouver les couleurs qui nous font du bien. Ne plus s'habiller "par défaut" avec ce qu'on trouve...

Juste être soi, avoir un style authentique qui reflète notre vraie personnalité.

C'est alors qu'on reprend confiance en soi et qu'on rayonne ! 

 

 

 

C'est exactement la vision que je développe dans le programme 

De fil en aiguille

 

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